08 novembre 2009
Tarot Of Trees - Dana Driscoll
Le tant attendu Tarot Of Trees, par l'artiste Dana Driscoll, vient enfin d'être publié dans son intégralité par Artistic Journeys. Accompagné d'un livre, d'une boîte et d'un encens pour les intéressés, ce tarot est disponible à la vente sur le site de sa créatrice.
Particularités :
Nombre de Cartes : 78
Taille des Cartes : 6,3 cm X 8,8 cm
Tradition : Rider-Waite-Smith
Thème : Arbres
L'Arcane Majeur :
Le Fou, Le Magicien, La Grande Prêtresse, L'Impératrice, L'Empereur, Le Hiérophante, Les Amoureux, Le Chariot, La Force, L'Ermite, La Roue De L'Année, La Justice, L'Arbre Inversé, La Mort, La Tempérance, Le Diable, La Tour, L'Etoile, La Lune, Le Soleil, Le Jugement, Le Monde.
Le Fou est en position 0, La Force est en position 8, La Justice est en position 11.
L'Arcane Mineur :
Les Suites : Les Pentacles, Les Epées , Les Bâtons, Les Coupes.
La Cour : Valet, Chevalier, Reine, Roi.
Description :
Le
tarot de Dana Driscoll est haut en couleurs. Les illustrations sont des aquarelles mettant en scène un ou plusieurs arbres de façon traditionnelle. Les arbres sont les uniques personnages de cette histoire qui tourne autour des saisons. L'artiste a choisi de mettre les pentacles en lien avec l'hiver et le nord, pour les aspects relatifs à la terre, ici en repos sous la neige, tout comme les arbres dénudés (fond violet) ; Les épées avec l'automne et l'est, pour les grands vents faisant tournoyer les feuilles tombantes (fond jaune orangé) ; Les bâtons avec l'été et le sud, pour la chaleur du soleil émanant du ciel dégagé et qui fait fructifier les branches (fond bleu) ; Et les coupes avec le printemps et l'ouest, pour l'eau de pluie nourricière donnant des bourgeons (fond vert). Chaque carte est bordée de noir et est nommée en blanc. Les lames majeures sont numérotées en chiffres romains, hormis Le Fou.
Le livre, joliment illustré, fait environ 100 pages. Après un petit voyage méditatif, une mise au point sur les intentions et choix de l'auteure, deux propositions de tirages (l'Esprit-Corps-Ame et l'Arbre de la Divination Quotidienne), une recette d'encens spécialement créée pour ce tarot et une invitation à planter un arbre, le livre dévoile les secrets de chaque arcane. Chaque carte, majeure ou mineure, est traitée avec autant d'égards. On retrouve son illustration en couleur dans un format plus grand que celui des cartes, son intitulé, une description de sa composition reliée au thème évoqué, et sa signification générale, dans ses aspects à la fois positifs et négatifs, sans distinction. Quelques sages conseils sont parfois prodigués.
Quelques unes de mes représentations préférées :
Le Fou, La Grande Prêtresse, Le Hiérophante, Le Chariot,
La Force, L'Ermite, La Tempérance, La Tour,
L'Etoile, la Lune, Le Soleil, Le Jugement,
Valet des Coupes, Chevalier des Epées, Reine des Pentacles, Roi des Bâtons
Deux des Coupes, Trois des Epées, Huit des Pentacles, Deux des Bâtons.
La boîte de rangement, le livre et le dos des cartes :
Le livre :
Mon avis :
Amoureuse des arbres depuis toujours, c'est avec joie que j'ai reçu cette offrande de toute beauté aux Ombres Sylvaines, de la part d'une artiste engagée et talentueuse. Une oeuvre délicate qui laisse enfin les Grands Ancêtres murmurer leurs secrets plein de sagesse. J'ai opté pour la version "livre et tarot", sans coffret ni encens. Puisque la recette originale est indiquée dans le livre, j'aurai plaisir à la réaliser moi-même et à la tester. Quant au coffret, somptueux, je n'en n'avais, hélas, pas les moyens, et puis la boîte de rangement me suffit pour l'instant : "Ne prendre des arbres que ce dont on a réellement besoin" me dis-je en consolation. Le format des cartes est très pratique, elles tiennent bien en main. Leur aspect lisse les rend très manipulables, glissantes juste assez pour faciliter leur mélange, sans tomber à tort et à travers. Le livre-guide est très rafraîchissant dans sa manière d'aborder les significations des lames, très spirituelle et vivante. J'aurais cependant préféré voir les épées reliées au vent frais du printemps et les coupes aux averses automnales, car le choix de l'auteur ne permet pas à la roue de l'année de tourner dans un sens qui me semble plus logique, celui du temps qui s'écoule et des saisons qui passent (hiver, printemps, été et automne). En effet, si je garde ce sens de lecture pour les correspondances établies par l'auteure, on obtient l'hiver suivi de l'automne, puis de l'été et du printemps. Sa roue tourne également, mais en sens inverse des aiguilles d'une montre. Ses arguments météorologiques pour justifier son choix sont tout aussi valables que les miens, car on trouve tout autant de vent et de pluie en morte saison qu'en saison des graines. Pourtant, j'ai toujours associé l'automne à l'ouest (soleil couchant) et le printemps à l'est (soleil levant). A part ce détail qui n'ennuie peut-être que moi, ce jeu est quasiment parfait et mérite mille éloges. Je suis comblée.
04 novembre 2009
L'Automne Amoureux
"Dans les bois, au coucher du soleil,
Un mystère se dévoile, peu à peu...
La Faucheuse qui passe à l'heure du miel,
Un arbre qui s'incline, feuilles en feu...
L'été, déjà, se pare de sommeil
Sous l'étreinte de l'automne amoureux."
01 novembre 2009
Altar
Il y a plusieurs semaines, j'ai rejoint l'équipe de rédacteurs du webzine païen Altar.
A la lecture du numéro 15, j'ai été agréablement surprise par la qualité du traitement et des thèmes évoqués. Ce numéro m'a laissée si comblée et inspirée que je songeais déjà à intégrer la rédaction. L'idée m'emballait beaucoup, car en étant acceptée, je savais que je disposerais d'un moyen de venir en aide régulièrement à ma communauté spirituelle, et ce de façon très large, au vu du nombre de lecteurs potentiels et de la multitude de possibilités de sujets et d'angles d'attaque.
J'ai ressenti peu après le besoin d'écrire un article particulier, sur un thème peu abordé dans la communauté païenne : La Mort. Vous pouvez aujourd'hui lire cet article, intitulé Mort Et Foi Païenne, dans Altar numéro 16, paru peu avant Samhain. J'ai tenu à approcher le sujet dans ses diverses phases : Depuis l'accompagnement du mourant jusqu'au deuil, en passant par la cérémonie d'adieu et les rituels commémoratifs annuels. Cet article n'est certainement pas exhaustif en la matière, je l'ai écrit principalement pour donner quelques pistes de réflexions et des suggestions pratiques, en espérant qu'elles soient utiles à celui qui passera par cette étape, lorsque le temps sera venu. Je l'ai surtout rédigé avec tout mon coeur et le souvenir de Ma Maman dans mes pensées. Je me rappelle comment je me suis sentie seule et démunie durant cette épreuve que m'a imposée Imbolc 2008. Puisse cela vous être épargné, soeurs et frères païens !
Au sommaire de ce numéro, sous le signe de la citrouille, également : Un superbe dossier/témoignage sur la façon de créer son propre tarot ou oracle par Yuna, Valiel et Lystra, de magnifiques méditations par Lucy Dreams, de délicieuses recettes gourmandes ou magiques par Alucard, Althéa et Yuna, des idées décoratives et célébratives par Yuna, le retour des Contes du Gobelin par Anaon...
Au plaisir de lire vos critiques et avis ;).
28 octobre 2009
L'esprit de l'arbre
"Je suis l'esprit de l'arbre, ton ancêtre,
Que l'asphalte peine à déraciner...
Une âme errante, en silence, je guette,
Mon chant panse qui ne peut l'oublier...
Sauras-tu, à temps, me reconnaître,
Et entendre ma vieille sève murmurer ?"
Le cimetière des arbres
Encore un rêve enchanteur. Il fait nuit et froid. J'erre dans les rues dans une ambiance hivernale, brumeuse mais sans neige. Mes pas me mènent auprès d'un arbre étrange. Mes yeux le contemple un long instant. Son tronc est large et tortueux, profondément ancré dans l'asphalte. Ses racines sinueuses émergent du sol éclaté sous leur vigueur. Ses branches nues serpentent vers le ciel nocturne dépourvu d'étoiles et de lune. En silence, il semble murmurer quelque secret puis entame comme un chant de peine. Je sens son appel vibrer à l'intérieur de mon âme. J'ai la sensation qu'il me prie de regarder autour de moi, afin que je vois...
C'est alors que des centaines d'autres arbres, d'apparence similaire, se dessinent dans l'obscurité. On dirait un cimetière d'arbres morts, un labyrinthe d'ombres sylvaines tentant d'échapper à l'oubli. Ils étouffent leurs cris désespérés sous un voile de dignité, mais leurs cimes frémissent sous le passage du vent. Et s'ils donnent l'impression de dépérir, lentement, comme s'ils s'étaient résignés à disparaître, je perçois, malgré tout, telle une lueur de force de vie au coeur de leurs auras majestueuses.
Ces arbres décharnés, tels des squelettes, m'ont troublée. Je suis émue sous le poids de leur beauté et de leur présence qui résonne encore en moi. Ils m'ont hypnotisée. Je pense avoir saisi quelques bribes de leur message et souhaiterais davantage pénétrer leurs mystères. Peu importe qu'ils daignent m'y initier. Je les approcherai avec humilité et respect, à jamais. Ceci est une promesse, gravée au creux de mes mains toujours honorées de caresser l'écorce d'un ancêtre végétal. Ce qui meurt renaîtra et rien ne meurt vraiment tant que l'on s'en souvient. Je me souviendrai des arbres...Et de ces graines d'espoir trépassées avant d'avoir pu germer : Si je n'oublie pas d'en resemer, l'espoir reviendra.
21 octobre 2009
Le temps des fruits gâtés
Pour une fois, j'y avais vraiment cru...J'ai semé les graines, j'ai récolté les fruits, mais je n'aurais pas eu le temps de les savourer. Le vent froid soufflait déjà comme une odeur de pourriture qui se traînait au loin. Je l'ai humée, sentie, pressentie, avant qu'elle ne m'emporte dans son sillage acre. Et un matin, j'ai dû faire mon deuil et enterrer les fruits gâtés dans le cimetierre si familier des espoirs déçus. Il pleut.
Alors que la saison sombre est sur le point d'étendre son manteau de neige, l'abeille n'a plus de fleur à butiner et ne goûtera pas le miel, la chenille se retrouve sans cocon. La lionne ne sait plus rugir et miaule en silence, tandis que le papillon, privé d'ailes, ne vole plus et erre parmi les âmes mortes. La louve, affamée, rôde toujours mais souffre d'inappétence. Quant à l'ourse, peu rêveuse, elle s'échappe à peine en priant les étoiles, tour à tour insomniaque et paresseuse, épuisée de quelques efforts stériles. Si seulement un cri de chouette pouvait percer les ténèbres et révéler à nouveau l'éclat de la lune attendant le soleil...
A présent que je suis tombée si bas, rien ne saurait être pire. Quand on chute, on se relève : C'est un réflexe instinctif de survie qui se nourrit peu, en vérité, de l'envie ou de la volonté, mais davantage de fierté. "Chienne de vie", j'ai perdu cette fois-ci et tu avais sans doute une quelconque bonne leçon à me donner ? Je l'accepte. Mais tu as intérêt à courir vite car je te rattraperai, tôt ou tard. Tu m'as mordue aujourd'hui mais je te croquerai demain. Et surtout n'oublie jamais que je suis ta maîtresse. Alors danse avec moi et clouons le bec à ce vilain corbeau !
08 octobre 2009
Déconnectée
En ce moment, je me sens déconnectée de la Terre-Mère, vidée de mon énergie. Mon environnement a changé subitement et je me retrouve dans un entre-deux, comme je m'y attendais. Je n'ai plus de temps pour moi, ni de lieu pour me retrouver et me ressourcer. Je rêve d'un espace à moi, pour prier, méditer, me dévouer au sacré et le célébrer, mais pour l'instant, je dois faire sans autel personnel et cela me manque. Je sens que mon esprit sature de théorie alors que j'ai besoin de pratique. Je veux vivre ma spiritualité concrètement, jour après jour, et non me contenter d'y penser. Je dois m'accrocher et m'adapter à ce nouveau quotidien qui est le mien.
Je cherche désespérément un brin de nature sauvage, entre asphalte et béton : Tant de murs ont remplacé les arbres...J'ai fait part de cet affaiblissement spirituel à ma nouvelle correspondante soeurcière, Valiel. Ses remarques pertinentes, lors de notre discussion sur la toile, m'ont amenée à voir mon problème d'une autre manière : Et si, au lieu de courir après forêts, champs et rivières, j'essayais de ressentir les énergies urbaines dans ce qu'elles ont de meilleur à m'offrir ? Jusqu'ici, je ressentais les énergies de la ville, mais uniquement celles qui m'étaient néfastes et m'affaiblissaient. J'avoue avoir toujours eu des difficultés à percevoir la présence du divin au milieu du bruit, de la pollution, des graffitis et du matraquage publicitaire, d'une fourmilière pressée et hostile qui se nourrit de futilités, dans une ambiance parfois malsaine et violente. Et pourtant, le sacré est partout, tout autour de soi et en soi.
Je pourrais me satisfaire d'un temple intérieur et trouver en moi ce que je poursuis en vain. Je pourrais aussi me forger un bouclier pour affronter la rudesse de l'extérieur. Cependant, je suis certaine que derrière ses façades glauques, la cité-vampire regorge de merveilles insoupçonnées. Bien que je me demande comment m'y prendre, je souhaite pouvoir capter la sève qui coule dans les veines de cette étrange entité. Ce n'est pas parce-que je ne parviens pas encore à la concevoir et à situer ses forces bienfaisantes qu'elle n'en possède pas.
J'aimerais expérimenter des techniques spirituelles adaptées à la vie urbaine. J'ai recensé quelques ouvrages susceptibles de pouvoir m'aider à apprivoiser ce milieu :
- City Magick : Urban Rituals, Spells And Shamanism, Christopher Penczak
- The Urban Primitive : Paganism In The Concrete Jungle, Raven Kaldera et Tannin Schwartzein
- The Urban Pagan : Magical Living In A 9-to-5 World, Patricia Telesco
Si je pouvais bénéficier de vos témoignages personnels, conseils, méthodes et autres suggestions de lecture, j'en serais ravie, chers lecteurs ;) !
14 septembre 2009
Monica Richards
Monica Richards, compagne de William Faith au sein de Faith And The Muse, a lancé son projet solo en 2006. Son premier album a été édité chez Dark Dimensions en Europe. La musique de Monica est orientée vers des sonorités tribales et des ambiances mystiques tout en restant assez moderne. Les textes évoquent le féminin sacré et la Voie de la Déesse, certains plaidant la défense de l'environnement et la protection des animaux. Le talent de Monica s'exprime à travers sa voix profonde et enchanteresse, mais aussi à travers l'écriture et l'art visuel : Elle est à l'origine d'Anafae, une sorte de conte écologique sous forme de bande dessinée. Elle a également autopublié The Book Of Anwynn (recueil de courts essais, contes celtiques gallois revisités, poèmes, travaux graphiques), ainsi que trois recueils de poésie : Garden Booke Of Ghosts, The Little Red Book Of Poetry et The Muse Inward. Monica et William, tous deux activistes, ont créé le projet Ars Terra.
Monica est une muse qui initie oralement celui qui l'écoute par de jolies histoires pleines de mystères autour de la mythologie féminine. Femme guerrière, elle met en garde et se bat pour défendre la vie et la justice. Une grande inspiratrice, un coeur sage, que l'on souhaiterait avoir comme grande soeur. Elle est mon modèle féminin à de nombreux points de vue. Sauvage et nourricière à la fois.
Premier Opus : InfraWarrior
Morceaux préférés :
"I Am Warrior", "Fell To Regret", "In Answer", "The Antler King",
"Sedna", "Death Is The Ultimate Woman".
13 septembre 2009
Le temps de la récolte
Je n'ai pas profité de la première récolte, comme je l'avais pressenti durant le temps des fleurs...J'ai attendu jusqu'à ne plus pouvoir, jusqu'à ne plus craindre le vide, et j'ai sauté, sans filet. Et comme je l'espérais, étrangement, le vent de Septembre a tourné et me porte désormais vers mon idéal. Je cueillerai les fruits de l'automne et passerai la partie sombre de l'année dans un nouveau cocon bien douillet et empli de douceurs sucrées. Cette année, l'hiver ne me mordra pas : C'est une promesse que la Lune de la Moisson m'a faite, un cadeau que Mabon gardait enfoui pour moi sous un tas de feuilles mortes. Rien ne sert de courir, il faut semer à point...
Le spleen embaume encore un peu l'air, comme à son habitude en morte-saison, certes, mais je ne resterai pas longtemps dans son sillage. C'est un deuil, en quelque sorte, mais davantage une renaissance qui s'offre à moi. Je suis dans l'entre deux. Bientôt, certains souvenirs, douloureux, seront loin, très loin, derrière moi. Et maintenant que je parviens tout près de là où mon coeur m'appelait, que les voeux sont sur le point d'être exaucés, je me demande où aller après. Mais pour l'instant, je vais me reposer et croquer dans cette lumière suave et dorée.
09 septembre 2009
Faith And The Muse
Faith And the Muse est un duo d'amoureux américains engagés, composé de Monica Richards au chant et de William Faith à la création musicale. Le groupe naquit tel quel en 1993, Monica ayant officié au sein de Strange Boutique et William pour Christian Death (époque Rozz Williams) et Shadow Project. Le couple d'artistes est reconnu culte dans le milieu dark underground. Après cinq albums mêlant des accents punk et death rock à des tonalités folk dans une ambiance nimbée de mysticisme et de mythologie celtique, Faith And The Muse décide de donner quelques concerts acoustiques pour réaliser leur rêve écologique. Monica entame même un projet plus ou moins solo portant son nom et ses convictions envers la voie de la Déesse.
La musique de Faith and The Muse, sombre et lumineuse, est tout aussi acoustique qu'électrique. Les mélodies sont tantôt berçantes, tantôt comme des cris enragés ou plaintifs, parfois enjouées. La voix de Monica est touchante, si particulière et enchanteresse. Elle raconte de vieilles histoires légendaires, des mythes ou d'anciennes blessures. Elle transmet des mystères, partage des rêves, des visions et des souvenirs, défend ses nobles causes. Un voyage dans le temps, entre aujourd'hui et hier, qui toujours ramène à l'essentiel.
Premier Opus : Elyria
Morceaux préférés :
"Elyria", "Sparks", "All Lovers Lost", "Vervain",
"Iago's Demise","The Trauma Coil","Heal"
***
Deuxième Opus : Annwynn, Beneath the Waves
Morceaux préférés :
"Anwynn, Beneath The Waves", "The Silver Circle", "Cantus",
"Arianrhod", "Cernunnos","Rise And Forget"
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Troisième Opus : Evidence Of Heaven
Morceaux préférés :
"Scars Flown Proud", "The Chorus Of The Furies",
"Patience Worth","Through The Pale Door",
"Denn Die Todten Reiten Schnell","Plague Dance",
"Reine La Belle"
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Quatrième Opus : The Burning Season
Morceaux préférés :
"Sredni Vashtar"," Boudiccea", "The Burning Season"
"Gone To Ground", "Willow's Song"
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Cinquième Opus : Vera Causa (remixes et raretés)
Morceaux préférés (Morning CD) :
"Running Up That Hill", "Patience Worth (Piano Version)",
"Hollow Hills", "Soul In Isolation","Romeo's Distress",
"Drown", "Heal"














